Annecy 2018, la neige, la glace et vous !

La région d’Annecy, en Haute Savoie s’est lancée dans une course de fond audacieuse : remporter la mission enviée d’organiser les Jeux Olympiques et Paralympiques d’hiver de 2018. En lice avec Munich, en Allemagne, et Pyenongchang, en Corée du Sud, la France peut s’appuyer sur de solides atouts pour convaincre le Comité international olympique qui doit se prononcer le 6 juillet prochain.

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Bleu éclatant, blanc immaculé et vert forêt, Annecy et sa région bénéficient d’un écrin naturel exceptionnel. Nichée dans les Alpes avec des sommets mythiques comme le Montblanc, Annecy s’étire le long du lac qui porte son nom, vaste étendue d’eau scintillante qui reflète la majesté des chaînes de montagnes veillant sur elle. « Ce sont des sports d’hiver à la montagne ! s’exclame Charles Beigbeder, le président du comité de candidature d’Annecy 2018. La candidature française bénéficie d’un cadre inégalable mais aussi d’un terroir et d’une culture régionale soudée sur les valeurs du sport. La nature nous a gâtés ».

Même la météorologie soutient la candidature d’Annecy ! Selon les statistiques, durant la période des Jeux, la hauteur moyenne de la neige serait supérieure à 80 cm, la température moyenne serait de -1° en journée avec un vent modéré et un temps froid et sec.

Le projet français s’enracine aussi dans une histoire olympique et régionale forte. C’est en 1924, à Chamonix que sont organisés les premiers Jeux Olympiques d’hiver. En Haute Savoie, on nait et on grandit avec la neige et avec l’hiver auxquels on se mesure en dépassant ses limites. 59 médaillés olympiques sont ainsi issus de la région. D’ailleurs, la moitié de la population locale pratique régulièrement une activité sportive. Mais c’est le pays tout entier qui se range derrière la région, la candidature d’Annecy enthousiasme en effet les Français puisque selon un sondage, 88% d’entre eux la soutiennent. Le monde politique n’est pas en reste, tous partis confondus, épaulé par les très nombreux athlètes tant français qu’internationaux motivés par la tenue des Jeux dans ce joyau montagnard français.

« La candidature d’Annecy 2018 bénéficie du soutien total de l’Etat et des collectivités locales. C’est la France toute entière qui s’engage », a affirmé le Premier ministre François Fillon. « C’est un excellent projet, renchérit Charles Beigbeder, qui en ces temps de morosité peut réconcilier les Français avec l’excellence et la réussite autour des valeurs fortes et fédératrices du sport ». Un tour de table a d’ailleurs réussi à dégager un budget conséquent de 4,8 milliards d’euros pour le dossier de candidature et l’organisation des Jeux. Un investissement sérieux qui devrait générer pour la région la création de près de 35 000 emplois.

Des infrastructures performantes

Et puis, la région a l’habitude de gérer et d’organiser les grandes manifestations sportives. 60% des épreuves de coupe du monde de ski organisées en France ont lieu en Haute Savoie. L’existence de prestations de qualité est une plus value importante de la candidature d’Annecy. La région dispose déjà de 80% des infrastructures nécessaires : réseau de trains à grande vitesse, deux aéroports internationaux à proximité (Lyon et Genève), hôtels, pistes. Les deux sites principaux des Jeux, Annecy et Chamonix sont distants de moins d’une heure par autoroute comme par le réseau ferroviaire.

De plus, « tous les investissements prévus pour les Jeux se feront dans une optique de développement durable, explique Charles Beigbeder. Un effort particulier sera mené sur le bilan carbone des Jeux ainsi que sur leur empreinte H2o. Les sports d’hiver sont traditionnellement gros consommateurs d’eau, notamment pour la neige de culture. Dans le cadre d’Annecy 2018, il n’y aura pas de sollicitation des nappes phréatiques mais une utilisation raisonnée des réservoirs de neige fondue ». Autre particularité écologique du projet, les bâtiments abritant les athlètes devant être construits, ils le seront selon de hautes exigences écologiques et énergétiques. Ils seront d’ailleurs reconvertis après les Jeux en logements sociaux pour les habitants de la région. Chaque station d’accueil des Jeux répondra au label « d’éco station ».

Développement durable et convivialité

La création et la reconversion des équipements sportifs s’inscrivent dans une optique de développement durable pour être mis au service des fédérations sportives après les Jeux. Le premier anneau de vitesse est ainsi inscrit sur la liste des réalisations prioritaires ou encore la réalisation de trois patinoires. Cette réflexion sur la pérennité et l’empreinte écologique des sports d’hiver est la preuve de la volonté d’engagement et de responsabilisation de la candidature d’Annecy 2018. Cependant après l’effort sportif, Annecy et sa région ont tout pour offrir le réconfort : des ruelles médiévales charmantes de la cité invitant à la promenade, des tables gastronomiques réputées qui attirent déjà chaque année, plus de 3 millions de visiteurs du monde entier respirant l’air pur de cette cité que l’on a surnommée la Venise des Alpes, sans oublier les chalets et refuges blottis dans des massifs féeriques. Ce sont plus de 7 millions de visiteurs de 100 nationalités qui se laissent charmer chaque année par la région Savoie-Montblanc, assurés de trouver des équipements hôteliers de qualité et une expérience et un savoir-faire de l’accueil du public.

90% des Français perçoivent l’impact positif déclenché par les Jeux Olympiques et Paralympiques d’hiver en 2018. 500 grands noms du sport sont tout aussi enthousiastes pour une candidature qui place naturellement l’authenticité et la convivialité au cœur de son projet olympique, tout en favorisant le respect de l’environnement. Charles Beigbeder, lui, en est convaincu, Annecy peut relever le défi avec panache, tout en gardant le plaisir des sports d’hiver.

Pascale Bernard

Site Internet :

http://www.annecy2018.com/fr/

Dernière modification : 17/03/2011

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